Une Association pour le Maintien de l’Agriculture Paysanne (AMAP) est, en France, un partenariat de solidarité et de proximité entre un paysan et un groupe de mangeurs / consommateurs qui défendent ensemble un modèle d’agriculture pérenne, économiquement, socialement et écologiquement.
1- Partenariat, proximité, solidarité
Le partenariat s’établit entre un paysan et un groupe de mangeurs / consommateurs (de 15 à 90 adhérents par groupe, chiffre variable en fonction de la taille de l’exploitation) pour la livraison d’un panier par semaine.
Ce partenariat se concrétise par un contrat individuel que passe chaque consommateur avec le paysan, qui doit se situer dans une zone de proximité, ceci afin de favoriser les liens locaux et de réduire la consommation de carburant dans les transports de marchandises.
Le contrat requiert du mangeur / consommateur un engagement de confiance et de solidarité avec le paysan : les paniers hebdomadaires sont prépayés pour une période allant de six mois à un an et le consommateur est solidaire du producteur dans les aléas de la production. En échange, le paysan s’engage à travailler dans la transparence (production, vente) et à fournir des produits de qualité : gustative, sanitaire, environnementale.
La charte des AMAP préconise une culture sans produits de synthèse et respectueuse de l’environnement. Les paysans qui adhèrent à cette charte cultivent donc majoritairement des produits issus de l’agriculture biologique (label AB), mais si la référence est faite à une agriculture biologique, aucune labellisation n’est cependant obligatoire (voir plus d’infos ici).
2- Mode de consommation alternatif
Le mangeur / consommateur, avec son groupe, participe à la relocalisation de l’économie. Il devient donc acteur de sa consommation et se responsabilise dans sa démarche.
Concrètement, il participe à la vie et au fonctionnement de son collectif - administration, animation - et s’informe pour se sensibiliser aux spécificités du monde agricole. Chaque groupe de consommateurs organise, selon ses intérêts et ses goûts, des fêtes, des rencontres, des ateliers, des sorties à la ferme ou des conférences-débats.
L’objectif est de créer des liens actifs avec le paysan et de participer au développement d’une agriculture durable en France en y intéressant un maximum de personnes.
3- Les avantages pour les deux parties
Le paysan s’assure par avance la vente de sa récolte de saison grâce à un groupe de consommateurs qui s’engagent envers lui par périodes successives de six mois. Par ailleurs, il apprend à connaître ses consommateurs et partage avec eux ses connaissances et sa passion.
Le consommateur est assuré de manger des produits de qualité chaque semaine. De plus, grâce à la transparence des modes d’exploitation et de vente, il connaît l’origine des produits et a les moyens de s’assurer des conditions de leur production.
4- Légumes proposés selon les saisons
On trouve dans son panier des légumes variés selon la saison. Exemples : Printemps/été : asperge, artichaut, tomate, radis, salade, courgette, haricot, concombre, fenouil, chou rave, pomme de terre. Automne/hiver : pomme de terre, poireau, carotte, endive, blettes, navet, mâche, betterave
5- Quelques chiffres
La première AMAP est née en 2001 sous l’impulsion de Denise et Daniel Vuillon, un couple de maraîchers.
En 2006, on estime qu’il s’est créé :
80 AMAP en PACA ;
80 en Rhône-Alpes (de nombreux projets)
88 (mi-2008) en Midi-Pyrénées ;
53 en Île-de-France (et 21 en projet, en mars 2007) ;
24 en Aquitaine (et 3 en projet)
25 en Alsace
5 en Bourgogne
Quelques AMAP sont nées dans d’autres régions après le premier colloque international tenu à Aubagne en février 2004.
Fin 2007, 750 AMAP approvisionnent en France environ 30 000 familles, soit 90 000 personnes.
6- Remarques importantes
Le terme AMAP et la charte ont été déposées à l’INPI (Institut National de la Propriété Industrielle ) par l’association Alliance Provence.
L’AMAP ne représente pas l’association des consom’acteurs mais bien le partenariat entre un paysan et un groupe de consom’acteurs, qui peut-être déclaré ou non en association à la préfecture. Ce partenariat se matérialise par un contrat d’engagement AMAP.
Une association de consom’acteurs peut donc avoir plusieurs partenariats : un partenariat AMAP légume avec un maraîcher, un partenariat AMAP viande avec un éleveur etc…
Les paysans en AMAP ne sont pas obligatoirement bio, mais en règle générale s’ils ne le sont pas, c’est qu’ils sont en cours de conversion… Cela dit, les paysans peuvent cultiver selon les techniques de l’agriculture biologique sans pour autant en avoir le label (voir plus d’infos ici).
7- Les confusions à ne pas faire
* Ne pas confondre les AMAP avec les paniers bio : deux modes de fonctionnement différents. Les paniers bio sont livrés chaque semaine et le consommateur n’a aucun lien avec l’agriculteur. * Les adhérents ne sont pas des " clients ", ils forment un partenariat avec l’agriculteur. * Le prix du panier n’est pas un critère suffisant pour rejoindre une AMAP et ne doit donc pas être mis en avant comme intérêt principal de la démarche.
source : adapté d’une publication du site amap-idf.


Définition d’une AMAP

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